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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:05

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Marine

L'odeur des sauges et des menthes
    hante
le jardin des amours défuntes
    feintes
victoires nues rouges défaites
    fêtes.

Tandis que Médée meurtrière
    erre
Orphée fugitif en cadence
    danse
et demeure le lit d'Ovide
    vide.

La fontaine - ô Bakhtchisaraï
    raille
les hécatombes de Crimée
    mais
entends Pouchkine entends Tchekov
    off.

Les caresses de la guimauve
    mauve
s'argentent le matin arrose
    rose
la déroute des faux semblants
    blancs.

 

 

©Annie Hupé

  http://www.zazipo.net/

 

Un petit effort, visiteurs aux goûts classiques, lisez et relisez, ici, ça vaut vraiment le coup...! (Ce poème est une merveille"oulipienne"...)

 


11187 pages de voxpoesi

ont été lues depuis son premier jour d'existence(27/12/2011) 

 

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Published by voxpoesi.over-blog.fr (Henri Etienne Dayssol)
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  • : voxpoesi
  • voxpoesi
  • : http://voxpoesi.over-blog.fr Ce blog s'interesse à la poésie vivante et partagée.Ouvert depuis 2011 il se veut un carrefour des blogs de poésie et se définit comme un support de promotion des poètes, des lectures publiques et de toute manifestation culturelle relative à la poésie:élargissez votre audience, présentez vos poèmes, signalez l'adresse de vos blogs, faites vos annonces..
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le livre voxpoesi

est disponible

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 "Colonna Edition":

la maison bleue

Hameau de San Benedetto

20167 ALATA

Tel 06 75 33 50 49 

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VIVE LA POESIE DE TOUS LES TEMPS! 

HONNEUR A CEUX QUI FONT 

BON ACCUEIL 

AUX MODESTES AUTEURS 

DES POÈMES DE TOUJOURS 

et VIVA VOXPOESI

 http://www.youtube.com/watch?v=fpctccGpyqE

 C’est la vox populi que VOXPOESI veut faire entendre... La nôtre, la tienne comme la mienne et, à travers elles, aussi bien la voix de tous ceux qui n’ont pas droit au chapitre.... VOXPOESI c’est la parole non-formatée par le marché ou les coteries.... Celle que le public reconnaitra bientôt pour sienne et que la poésie de toujours est en train de reconquérir... "Je suis ambitieuse pour l'humanité. Moi je voudrais que tout le monde fût artiste, assez poète pour que la vanité humaine disparût." (Louise Michel / 1830-1905)

 

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A LA FIN DE LA PRESENTATION

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N'importe quel internaute peut proposer à la présentation dans voxpoesi un ou plusieurs poème(s), s'il en est l'auteur : il suffit pour cela qu'il les adresse à voxpoesi (cliquer ci-dessus sur ¨contact¨ puis rédiger...) Par la même occasion, s'il anime un blog de poésie, il peut en indiquer l'adresse (visiteurs, cliquez sur cette adresse, généralement notée en fin de poème); Par ailleurs, s'il est en passe de réaliser (ou de participer à) une lecture publique ou autre action culturelle liée de près ou de loin à la poésie, il peut mentionner sa date et son lieu ainsi qu'en faire une courte présentation écrite : publicité de cette lecture publique ou de cet évènement sera faite alors dans les pages de voxpoesi, en particulier celles où ses poèmes acceptés seront présentés...

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Henri Etienne Dayssol 

réalise

des lectures-spectacles 

PRENEZ CONTACT 

voxpoesi@hotmail.fr

 

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voxpoesi

le livre

 

voxpoesi 

  Voxpoesi : le titre de ce recueil, faisant référence à la célèbre locution latine«vox populi vox dei», en dit long sur la définition de son écriture... C’est, effectivement, celle d’un homme du peuple : une écriture en prise directe avec le versant subjectif de la difficulté de vivre.

Pour autant elle n’est ni terre à terre ni romantique à l’excès, seulement lyrique : plus que jamais c’est le moins d’avoir du cœur... Elle se propose de poétiser la vie, d’en sublimer la dureté par la magie des mots et leur partage. Elle veut que l’intime rejoigne l’universel mais à travers une langue familière conjuguant clacissisme et modernité, racines et devenir ; ainsi, elle fait preuve d’une grande exigence augmentée du défi de rester accueillante. Au bout du compte cependant, elle n’a d’ambition que s’inscrire dans l’esprit des créations populaires de toujours : ambition modeste en apparence mais qui la projette au-delà des impasses artistiques de notre temps... 

Si elle gagne à être appréciée avec le recul qu’autorise le livre, il reste que son terrain d’élection est la lecture publique volontiers pratiquée par l’auteur... Henri Etienne Dayssol. 

 

le livre voxpoesi

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................................................................................................... Nous entrons dans le poème avec l'électricité érotique de notre imagination, notre naïveté source de merveilleux, notre haleine. C'est une voie qui engage la plénitude"de l'esprit et des sens". Confiance! Que le poète improvise son chant selon son propre rythme respiratoire, qu'il trouve son tempo personnel, qu'il accepte jusqu'au hoquet libre ! Il en est de la poésie comme de tout ce qui ne peut naître et se fortifier que par un mouvement de sympathie. Et voici, comme à nous, ce qui vous ouvre le chemin : la parole de cet homme, le débit haletant, apaisé ou cocasse d'un ami. Ce qu'il conte, avec le tremblement charnel et ces rides que laisse discerner la présence, ce qu'il nous confie, qui devait être dit : les colères et les veilles de notre sang -- l'incendie sous la peau. ©Serge Brindeau et Jean Breton    

 

LISEZ :

Poésie pour vivre

 

http://livre.fnac.com/a61840/Jean-Breton-Poesie-pour-vivre

 

POÉSIE POUR VIVRE 

c'est (presque)

tout l'esprit

de voxpoesi    

 

Nous abordons les temps post-historiques et dans ces conditions la façon d'écrire des poètes dits "d'avant-garde" n'est plus guère qu'un nouveau maniérisme, elle ne correspond plus à une remise en question prometteuse; non pas qu'il s'agisse une fois de plus de jeter le bébé avec l'eau du bain et donc de se priver des apports qu'ils ont faits, mais il n'est pas question non plus d'obéir aveuglément à leur terrorisme linguistico-théorique (comme le définit Lionel Ray) Pour ma part j'écris dans cette optique et j'affirme que chacun doit écrire suivant ses propres inspirations et de manière instinctive. Le temps n'est plus où l'idéalisme historique venait, en lieu et place d'un Dieu moribond, nous dicter le chemin; l'histoire de l'art, notion bourgeoise à laquelle se référaient idiotement les avant-gardistes pour se positionner dans leurs vaines remises en question, n'est plus, comme elle ne l'a jamais été d'ailleurs, qu'une vue erronée : qu'ont à faire les peuples de telles conceptions (je pense par exemple aux peuples dits primitifs d'Afrique, qui ont toujours si bien su donner à l'art sa place légitime dans la vie sous ses aspects les plus fondamentaux qu'ils transcendaient de la plus belle manière... les objets d'art de ces peuples avaient d'autres fonctions et une autre destination que finir dans des musées comme repère de "l'histoire de l'art" : la fonction avant tout d'aider chacun à vivre en réaffirmant régulièrement le sens sacré de la vie... nous avons de plus en plus besoin, devant la vacuité du sens de nos vies d'occidentaux confrontés à la décadence, de réponses de cet ordre de la part des artistes, et d'une telle fonction de l'art ( fonction qu'il avait chez nous par le passé)... le poète ainsi motivé voit le statut d'Artiste dont on veut l'affubler comme un obstacle pour retrouver sa juste place et son juste rôle, il voit les jugements de valeur produit par "l'avant-garde" en place comme la confiscation de son auditoire à la création populaire et comme sa stérilisation par le complexe, il voit dans la logique totalitariste du marché économique l'ennemi absolu qui en dernier lieu nie sa raison d'être ainsi que le sens et la légitimité de l'acte de créer. On ne peut que recommander vivement la lecture de "Poésie pour vivre" de Serge Brindeau et Jean Breton ("Collection Points fixes" Le cherche-midi Éditeur.) livre dont le propos peut paraître quelque peu dater mais qui offre de bons points de repère face au monde littéraire actuel particulièrement déconcertant et déroutant... Henri Etienne Dayssol.

HAUT CHANT/ ALTU CANTU

 

  HAUT CHANT
Je suis la langue étrangère
A ma bouche ouverte
Ma bouche qui rit
Ma bouche qui chante et qui pleure
Je suis la langue emprisonnée
Qui veut vivre dehors
Ouvrez les fenêtres
Poussez portes et planchers
Je suis la langue populaire
Vieille cousine de l'eau et de la terre
Insulaire
Je suis la langue qui va
Par les routes d'avril
Tenant à mon pas un chant clair
Un chant haut et fier
Ce chant se nomme lamento
Ce lamento est mon histoire
Nouvelle
ALTU CANTU
So a lingua straniera
Di a me bocca aperta
A me bocca chi ridi
A me bocca chi canta è chi pienghji
So a lingua imprighjunata
Chi voli campà fora
Apriti i balcona
Gugheti porti è sulaghja
So lingua chi và caminendu
Par i stradi d'aprili
Purtendu à u me passu un cantu ghjaru
Un altru cantu fieru
Stu cantu si ghjama lamentu
Stu lamentu hè a me stodia
Nova
 
 Norbert Paganelli

                                                                                                                                                                                                    

 

 

 
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........................................................................................ Pardonnez braves gens, je n’ai pas eu le temps pour le cadavre exquis, pas eu le temps, excusez-moi du peu, pour le bien-dit... Pardonnez-moi aussi, si je n’ai eu loisir que de pousser des cris, le tout premier, aussitôt mal compris, dès que suis né... Pardonnez-moi d’autant que le pli était pris jusqu’au dernier soupir, qu’il était pris, excusez-moi du peu, pas pour dire des mercis, mais de la poésie...

©Henri Etienne Dayssol

Libres propos

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http://lucien-pons.over-blog.com/2015/05/comment-lutter-contre-la-propagande-occidentale-par-andre-vltchek.html

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La faiblesse majeure de la poésie contemporaine est évidente : une absence totale de cap, de volontés spécifiques, de définition d’elle-même. Aucun front commun n’est affiché pour porter une certaine idée de la poésie - laissant entièrement libre la compréhension, souvent usée et vulgaire, que chacun se fait de cet art mort, ou tout comme.
Les raisons de ce relâchement sont multiples. Un «milieu» aussi épars que renfermé sur lui-même, une histoire poétique lourde et intimidante, et, enfin, un accès quasi-nul au peuple, aux médias. Si elle veut redevenir un acteur central de la pensée, la poésie doit donc se trouver une définition actuelle (quitte à se battre en son sein), régler la difficile relation qu’elle entretient avec son propre passé (pour pas dire avec son dernier père, André Breton), et se faire entendre, s’immiscer dans la société, dans la vie.


Ce dernier point - exister dans les médias pour participer au monde en cours - ne doit souffrir d’aucun débat. Les poètes qui voient là le Mal incarné, ceux qui se plaignent tant du «niveau général» qu’ils refusent de le changer de l’intérieur et préfèrent ne rien faire en réservant leurs travaux pour leurs congénères, que ceux-là ne fassent pas entendre leurs voix inutiles !


Pour le reste, tuer le père et s’affirmer vont de pair. Voilà ce sur quoi il faut ouvrir les hostilités, pour ainsi dire. Ce sur quoi il faut que tous les responsables poétiques se concentrent avec la ferveur d’une ambition sans mesure. Je dis bien : sans mesure ! Et le défaitisme, de fait, est interdit.


Cependant, est-on obligé de s’écharper quand la solution est évidente ? Aussi évidente que la nécessité de prise des médias. La nature d’une poésie nouvelle voulant conquérir un monde nouveau ne doit pas résulter d’une interprétation toute personnelle que tel ou tel poète plus influent se fait de son art. Elle doit résulter d’une logique, permettre une volonté claire : la (re)conquête du peuple. Un objectif encore une fois incontestable. Tout poète sait la puissance signifiante et émotionnelle de la poésie, tout poète sait qu’elle a pour essence de changer la vie, de la remodeler en la révélant. Tout poète, donc, ne devrait rien vouloir d’autre que répandre la poésie, comme un virus bienfaisant. Voilà pourquoi la poésie doit apprendre à être universaliste. C’est-à-dire, ayant ingéré les découvertes passées, être entièrement libre (ce qui est loin d’être une facilité puisque le poète au travail doit alors constamment choisir parmi une infinité de possibilités). C’est-à-dire aussi, et cela doit jouer dans la décision créatrice, considérer tout type de lectorat possible. Il s’agit, en quelque sorte, de la seule restriction du nouveau poète.


Ecrire pour le peuple et se faire entendre-lire de lui, voilà la nouvelle forme contraignante d’où l’idée jaillit plus intense, si chère à Baudelaire. Voilà comment «maintenir à l’état dynamique le système de comparaison, de champ illimité dont dispose l’homme, qui lui livre les rapports susceptibles de relier les objets en apparence les plus éloignés et lui découvre partiellement la mécanique du symbolisme universel». Et c’est Breton qui parle.


Celui-là même dont il nous faut réinterpréter le radical héritage. Le surréalisme, ainsi que tous les mouvements forts, n’a fait que mettre en exergue certaines réalités indispensables à la création poétique la plus totale possible. Comme lui avant nous, nous sommes la somme de nombreux savoirs que l’on doit aux plus illustres de nos ancêtres, de leurs découvertes, de leurs luttes acharnées pour faire de la poésie un grand art.


C’est en cela que nous devons continuer ce perfectionnement. Non pas en tant qu’affilié à un mouvement passé plus qu’à un autre - mais en tant que somme, qu’addition dont le résultat change à chaque ajout. Des ajouts que le monde et son histoire, toujours, induisent.


Et l’universalisme est aujourd’hui ce que réclame un monde plus connecté que jamais mais encore coupé en deux. La poésie étant malheureusement devenue le symbole absolu de l’élitisme (n’est-ce pas là ce qui ronge nos sociétés, une à une ?), le rôle d’une nouvelle poésie, responsable, est désormais de montrer l’exemple en brisant cette différenciation des êtres.


Une révolution pour cette vieille dame un brin hautaine. Un ravalement de façade tout sauf superficiel. L’universalisme est le plus engagé des actes, la plus juste des luttes.


C’est affirmer que la poésie est pour toi, oui toi, qui que tu sois. Un programme qu’il serait temps de mettre en place. Pardon : en action !


Thomas DESLOGIS Poète d’actu sur Fluctuat (Première)

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Autoproclamés par leur clan,
leur petite chapelle de

"l'on-se-connait-depuis-toujours"
ce sont eux, les meilleurs poètes
et nul ne peut
écrire mieux
qu'eux

Ils vous accueillent d'un regard
de froid dédain; en vous lisant,
leur verdict tombe, arrêté, sec:
vous devez vous améliorer !

Ecrivez-vous comme un dieu
qu'à leurs yeux
vous ne serez rien
si vous restez vous-même, si
vous n'écrivez comme un ami
mort qui les avait "adoubés".

Vêtus de tailleurs stricts et chics
pour les dames, et, pour les messieurs,
chaussés de lorgnons, grisonnants,
tous doctes, compassés, sérieux,
ils évoluent
dans leur bocal
protégé de bourgeois, de clercs
qui ne se fréquentent qu'entre eux
et ils parlent
révolution 

©PATRICIA LARANCO

http://patrimages.over-blog.com 

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Etre un bon poète – Je ne sais pas
Un poète digne d’être reconnu parmi ses contemporains
Un petit strapontin
Dans la cour des miracles
Je ne sais pas ce que c’est que d’être un bon poète
Je m’efforce d’être un humain qui écrit
Sans réclamer une juste place
Etre concentré sur sa voix
Et si je parviens à être un humain
Parmi les autres
Vous pourrez entendre mes mots
Dans le chant des libellules

Dans les reflets de la lune irisée

- Patrick Chemin -

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J'ai oublié les charlatans,
les acharnés, les magiciens, mécaniciens et les fortiches
Remisé les clefs.
Peut-être perdus, qui sait ?

Et fait quitus d'un grand voyage, sur un fil suspendu
Et sans assurance
En laissant sur place, les vieux objets et bateaux rouillés
Autres que ma confiance,
Si tout se déglingue et moisit,
Je mets un pied devant l'autre
Et c'est le vide dessous qui me sourit,
Je n'ai plus soif.

L'amour rajeunit,
Tout va venir,
Et l'aube encore,
Et demain,
Sera dans mes bras.

René Chabrière 

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--Un jour, on se regarde, et on ne se voit pas.

-On ne se voit plus tel qu’on se pense.

-On se regarde , comme à travers une vitre.

-Il y a la buée du souffle,

-Elle forme comme un halo, et dégouline.

--Les lèvres blèmes sont écrasées à la surface.

-Des paroles semblent s’en extraire,

-Mais on n’entend rien.

-Un récit, un appel …. ?,

--De toute façon recouverts,

-Par une multitude de petits bruits,

-Rebondissant sur l’obstacle (la vitre)

-Qu’on ne peut pas ouvrir

--C’est peut-être qu’il faut lâcher prise ?

-Et se dissoudre …

-Cette image de soi,

-Comme sur les photos anciennes,

-Trop exposées à la lumière,

-Qui finissent par s’effacer sans retour.

--C’est lâcher ce qui paraissait si familier,

-Si proche,Rompre en quelque sorte,

-Le cordon ombilical,

-Nous reliant à nous même.

--Toute une misérable pudeur,

-Dans un paraître,

-Maintenant soumis à presque rien.

-Une paroi de verre,

-De laquelle on s’éloigne.

--Peut-être l’a-t-on traversée,

-Sans s’en apercevoir ?

- René Chabrière -

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Pardonnez braves gens, je n'ai pas eu le temps pour le cadavre exquis, pas eu le temps, excusez-moi du peu, pour le bien-dit... Pardonnez-moi aussi, si je n'ai eu loisir que de pousser des cris, le tout premier, aussitôt mal compris, dès que suis né... Pardonnez-moi d'autant que le pli était pris jusqu'au dernier soupir, qu'il était pris, excusez-moi du peu, pas pour dire des mercis, mais de la poésie... - Henri Etienne Dayssol -

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ça n'est pas du bla bla non plus des tralala cette poésie là,non plus des fantaisies ni des hypocrisies c'est de la poésie : C'est, dans la peau d'un homme, les yeux, les mots d'un homme et la voix d'un fantôme qui parle étrangement mais qui parle vraiment quand tout le reste ment; Elle dit: « Je est un autre » et qu'il en est cet autre à suicider l'apôtre, et qu'en plus de sa flamme, pire qu'un doute infâme, il lui souffle son âme, et puis elle pousse un cri, ça veut tout dire un cri, et quand il a tout dit, après la vie c'est comme un poème à la gomme bon pour le coup de gomme: C'est la rime avariée, le brouillon embrouillé, c'est l'erreur bégayée, jusqu'à la déficience qui répond du non-sens devant le grand silence, qui répond de ses pieds, de son pas d'estropié, et quand le compte y'est, c'est pour aller lundi,chanter au paradis et danser samedi !... - Henri Etienne Dayssol -

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--La parole du poète exprime la commune situation des hommes. La poésie vient de tous et conduit à tous. --Qu'on perde l'habitude de flatter par principe les illisibles et ceux qui ne consentent à etre lus que par une élite. Hommes ordinaires nous n'avons aucune raison de fermer la porte à nos semblables, de décourager la lecture et d'interdire l'approche. Nous n'écrivons pas pour le divertissement des oisifs et des érudits ni pour être jugés à tout prix -- compliments hyperboliques ou lèvres pincées -- par nos confrères. -- Je ne comprends pas pourquoi on persiste à flatter par principe les illisibles et ceux qui n'écrivent que pour quelques spécialistes. Moi, je suis un homme ordinaire et je n'ai aucune raison de fermer la porte à mes semblables, de décourager la lecture, d'interdire l'accès au poème. Nous nous sentons aussi éloignés de la pretention raffinée des mandarins que d'un populisme de pacotille qui ne nous a jamais fascinés. --La culture n'est pas l'exaltation de ce qui sépare, une affaire de cénacle. Elle n'installe personne sur un piédestal. Elle nous concerne tous. La culture ne devrait pas séparer, au contraire, elle ne devrait pas être une affaires de"cenacles"ni mettre qui que ce soit sur un piédestal mais plutôt à concerner tout le monde... -- Il n'est plus admissible qu'un poète cultive par prédilection l'hermétisme. Refusons de pratiquer une forme d'art réservée aux "happy few": elle nous interdirait revolte et communication. L'art tarabiscoté c'est pour ceux qui ont le temps de ne rien faire, de se consacrer tout entiers à la pensée désincarnée. -- Il s'agit de savoir si l'on tient au bonheur (des mots) partagés ou si l'on préfère toucher un public fictif à l'aide de bulles de savon. -- Le culte de l'esprit pur amenuise le public. Il parvient à chasser le poete d'un cercle étroit de connaisseurs à un cercle plus étroit encore et ainsi de suite. Il finit par le separer de lui-même alors qu'il cherchait à se retrouver. A tout vouloir quintessencier, on aboutit à l'épuisement et à la négation de la poesie. O coquetteries de la conscience, vous qui vous êtes laissé tenter par ces jeux de glaces face à face, dites, qu'avez vous vu dans la dernière image? -- Au temps où le peuple ne savait pas lire des poètes decouvrirent, en s' exprimant communément, le chemin de sa mémoire. La poésie avait licence alors de se glisser dans les existences les plus ternes. Souvenons-nous du caractère populaire de la poésie médiévale que rendaient à foison épopées, drames semi-liturgique à l'occasion des fêtes, mystères sur le parvis des eglises. Sur les lèvres gambadaient les chansons anonymes. -- Nous n'accablons pas la forme mais le formalisme... Assez d'exercices d'acrobatie verbale: virtuosités de tout poil, stylisme du sub-conscient, ardeur refroidie des post-surréalistes. -- Ce n'est pas en calfeutrant les issues, en insonorisant soigneusement les murs de sa cervelle qu'on changera la vie. Il convient de rechercher en soi-même ce que peut assumer n'importe qui d'autre. Aller au devant d'autrui pour être soi sans remords, descendre en soi pour retrouver autrui. POESIE POUR VIVRE essaie de mettre en garde les poètes contre le tourisme des bricoleurs, les schematismes, les terrorismes théoriciens, l'arrivisme parisien si spécifique. C'est un appel à la méfiance devant les recettes à la mode: le festival de citations savantes, les cut-up systematiques, la production de textes ayant largué le sens, l'ecriture débarrassée de son auteur Il verbalise outre les brontausores du clacissisme, une avant-garde suspecte: les epigones du surréalisme, le collage pratiqué comme un cambriolage, le tarabiscotage philosophique, la pose de caches sophistiquee soulignant un non-dit allégorique, voire le refus de l'orthographe... certaines recherches feraient mieux de ne pas quitter le laboratoire... -- Le poeme doit obéissance à la vie. L'art populaire existait avant le musée et le marché. Il existera après eux. L'art populaire a une fonction: aider à vivre. Dire que l'art n'a pas d'utilité c'est tenir un propos hypocrite qui en rien ne lui épargne la récupération par le marché il vaut mieux réaffirmer sa fontion véritable qui n'est pas de produire des objets consommables. Le musee et le marché sont des "ennemis" de la poésie. Le musee en tant qu'il institue l'esprit d'élitisme qui confisque au peuple sa légitimité à créer et a partager sa création. Le marché parce qu'il n'admet rien qui échappe à l'intéressement. Le marché s'oppose à là poésie en particulier car cette dernière réfute le materialisme, la rationalité, et la lecture du monde ramenée aux objets et au consommable. La vie réelle est dite "d'abord" par la poésie. Pour exister la creation populaire, qui plus est dans le domaine de la poésie, se doit de depasser à priori les logiques du musée et du marché. Le createur qui se laisse designer artiste quitte de par son statut ainsi attribué sa vraie fonction qui est d'aider ses contemporains à vivre, à donner sens à leur existence, à ressentir la vie et a se solidariser de fort-interieur à fort interieur. Comme le temps psychologique le temps de la création n'est pas chronologique, toutes les époques sont contemporaines... je peux lire Villon et deux minutes après St Jonh Perse avec la même adhésion...en littérature le temps vrai ne dépend pas de la chronologie... le savoir n'est pas une inondation de l'intelligence par des tonnes d'informations compliquées, mais une façon d'affirmer le réel dans son élan. Aussi toute poésie est réfractaire à l'histoire de la littérature. Les avant-garde qui aujourd'hui ne signifie rien quant a annoncer un monde meilleur n'ont plus de légitimité qu'à se positionner dans une histoire de l'art qui fait impasse. Leurs productions sont de plus en plus loin du peuple et de ses preoccupatipons. Les cotteries confisquent la pratique et le partage de l'art au peuple et s'inscrivent volontiers dans les logiques des avant gardes car ces dernières, à l'heure actuelle, tiennent les clefs... Le musée apparu avec la notion bourgeoise d'histoire de l'art est la concrétisation de l'élitisme (l'élitisme conduit à confisquer l'acte de création et le partage culturel aux gens du commun, à nier la culture populaire en la déclarant sans intérêt) Le marché quant à lui impose une logique qui refuse tout ce qui existe autrement que dans une intention économiquement intéressée L'art a une fonction: aider à vivre en donnant sens à la vie. Il y'a la poésie de la vie et celle des mots, elles sont interdépendantes. Il est clair que les mots trouvent leur sens leur raison d'être et leur force lyrique dans leur rapport à la vie... Au commencement était le verbe: nous ne vivons pas dans la réalité pure et dure mais dans un monde en quelque sorte organisé par les mots... Notre rapport à la réalité est influence par les mots que nous mettons sur elle: là, la poésie joue souvent ce rôle important de changer notre rapport à la vie. POURQUOI LA POÉSIE de Fabrice Midal: Se tourner vers la poésie, c'est exiger que le "discours" cesse. Qu'à la place du discours vienne la parole mariée à son propre secret et soucieuse de son silence... il est si rare d'entendre quelqu'un parler pour de bon... Engoncés dans nos raisons, nous sommes tous bien trop intellectuels pour la poésie... trop compliqués, trop tordus, trop peu innocents. Chercher à définir la poésie est une brutalité Notre époque n'est pas à la hauteur de ce qui lui est donné en propre d'être. Elle n'est pas elle-même. Elle n'est pas moderne... Au coeur de la tragédie, les fleurs les plus étonnantes, les plus belles, les plus necessaires ont éclos. Mais nous ne l'avons pas reconnu. Nous refusons la chance qu'est la modernité. La poésie est ce qui permet à l'être humain d'être en rapport avec son humanité et de porter cette humanité à une plénitude réelle Ce n'est jamais en allant contre, ni en se servant de la langue, mais en se mettant à son service qu'on peut être poète. Le poète est cet être qui ne peut porter à la parole que ce dont il a fait, personnellement, l'epreuve. Pour lui, la connaissance ne peut jamais être intellectuelle ou livresque. Être digne de ce que l'on perd est l'Enjeu suprême. Le poète est d'abord l'être qui fait l'epreuve aiguë que tout se donne et tout se perd, que tout se dit et se tait. Cette perte éprouvée signe la possibilité de la poésie... ce que Kafka nomme le "negatif", Artaud la "cruauté", le poète ne s' y soustrait pas. En ce sens la vérité de la poésie est l'antipode de ce qu'on nomme si souvent poétique au sens des vers charmants que l'on se reciterait langoureusement au crépuscule. Tout poète authentique oeuvre à se desintoxiquer de l'idée habituelle de la poésie comme idylle. Jacques Prevert (PAROLES) : "Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes Parce que Messieurs quand on le laisse seul Le monde mental Messieurs N'est pas dutout brillant Et sitôt qu'il est seul Travaille arbitrairement S' érigeant pour sli-même Et soi disant généreusement en l'honneur des travailleurs du bâtiment Un auto-monument Répétons le Messsssieurs Quand on le laisse seul Le monde mental Ment Monumentalement." Ce qui rend la vie invivable, ce qui nous empêche de respirer, c'est 'le monde mental" et ses raisonnements qui empêchent la poésie. Oui, bien plus que la situation politique, l'equilibre du marché, l'absence de poésie est l'attaque la plus décisive faite à notre humanité. Être un être humain, c'est ne pas pouvoir vivre sans poésie... Nous vivons le temps très singulier où le peuple a été anéanti et est devenu masse comptabilisable. Après avoir détruit quasiment la paysannerie d'un bout à l'autre de l'Europe pour en faire une industrie, puis avoir detruit "la culture populaire" d'abord par la propagande puis par la "culture industrielle" fabriquée pour "vendre du temps de cerveau disponible", nous vivons un temps sans peuple. Donc un temps sans possible pour la poésie. Cette negation décidée de façon institutionnelle, délibérée, hargneuse se nomme "culture". Le monde d'aujourd'hui refuse la memoire, ce qu'il n'avait jamais refusé jusque là. Le monde actuel n'est pas la suite des autres mondes, c'est un monde de mutants. La condition humaine est la condition mortelle. Effrayé par celle-ci, ce monde se fuit et remplace la mémoire, donc la tradition, donc la mythologie, donc la révélation par la fiction, qu 'elle soit technologique ou autre. Les gens veulent vivre dans la fiction, ils refusent le monde de la nature que nous pouvons lire parce que nous avons le verbe, la musique, la muse. Qui nie la Muse nie sa propre vie... Je ne pense pas que l'humanité ait jamais connu ce que nous vivons... l'humanité de l'homme est en grand danger. La parole est pour tout être humain, la possibilité d'avoir rapport à son être, de se dire et d'être au monde. Les deux modes de la parole les plus éloignés de la poésie sont le bavardage et le discours. Le discours empêche tout parole de s' adresser pour de bon à quelqu'un. Le discours "utilise" les mots, la poésie les ecoute et les sert. La pensée est une infection. En poésie c'est la vie qu'on s' efforce de faire passer.